Pourquoi il n’y a pas de sport auto aux JO ? — онлайн

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Pourquoi il n'y a pas de sport auto aux JO ? - онлайн

Si l’automobile est très présente aux Jeux Olympiques en tant que sponsor officiel comme Toyota, le sport automobile est totalement absent du programme. Pourquoi ?

Les Jeux olympiques modernes ont été recréés en 1896 sous l’impulsion du Baron Pierre de Coubertin. A cette époque, la voiture est balbutiante et il faut attendre les deuxièmes Olympiades à Paris en 1900 pour voir l’automobile tenter de devenir une discipline à part entière des jeux.

Il faut dire que la France est LA terre de l’automobile (naissance et essor). Hélas, le Comité International Olympique ne reconnaît pas l’automobile comme un sport olympique qui préfère mettre en avant les performances physiques seules.

Qu’à cela ne tienne, sept épreuves seront organisées en parallèle des jeux avec au programme : voiturettes, poids-légers, poids-lourds, voitures de tourisme, voitures de place (1) et voitures de course.

Une épreuve de plus de 1300 km

Bien que l’on soit aux débuts de l’automobile, les défis fixés sont importants. La course phare est un aller-retour Paris-Toulouse-Paris de 1 347 km de long. A l’époque, les routes ne sont pas bitumées et les autoroutes n’existent pas. Le défi est de taille. Louis Renault, compétiteur dans l’âme (le constructeur Renault sera le premier vainqueur d’un Grand Prix en 1906 NDLA) se lance dans l’aventure.

78 véhicules toutes catégories confondues sont au départ. Ils ne seront que 18 à l’arrivée. Le vainqueur de la course est Alfred Velghe. Il est auss connu sous le nom de Levegh, et était l’oncle de Pierre Levegh, décédé en 1955 au volant de sa Mercedes dans l’accident funeste des 24H du Mans (84 morts et plus de 120 blessés). Il conduisait une Mors (marque Française pionnière des voitures automobiles).

La catégorie voiturettes est remportée par Louis Renault, au volant d’une voiture Renault. Louis Renault savait que ce genre de démonstrations rapportait des clients.

Retour officiel en 1936, aux XIe Olympiades de l’ère moderne

L’automobile disparaît des olympiades tandis qu’elle se développe dans la rue, mais aussi en piste pour des courses de plus en plus nombreuses et disparates (Grand Prix, rallyes, raids, etc.). Il faut attendre 1936 et les JO de Berlin pour voir l’automobile revenir dans le giron de l’olympisme.

Là encore, la voiture n’est pas un sport officiel. Mais contrairement à 1900 où elle était carrément parallèle aux JO, cette fois elle est sport de démonstration, avec une place au milieu des épreuves. Une seule course est au programme : un rallye qui traverse l’Allemagne. Il doit arriver au stade olympique de Berlin, devant le chancelier. La course doit durer huit jours, du 22 au 30 juillet et 60 villes sont désignées comme point de passage obligé.

BMW, Mercedes-Benz ou Auto Union sont évidemment de la partie ainsi que quelques autres marques allemandes. Leur mission est claire : triompher dans ce rallye et ainsi montrer la supériorité de l’Allemagne avec un tour d’honneur dans le stade, comme le vainqueur d’un marathon.

L’humiliation pour les marques allemandes

Au final,  Élizabeth « Betty » Haig et sa copilote Barbara Marshall prennent une avance suffisante avec leur Singer Le Mans 1500 pour ne plus être inquiétées. Pour le régime, c’est un camouflet. Imaginez : deux femmes, britanniques (le seul équipage anglais NDLA), sur une voiture anglaise qui devancent les marques nationales ?

En toute hâte, l’arrivée est déplacée. Pas question d’avoir un « tour de déshonneur » en plein stade olympique. Surtout que Betty Haig est la nièce du Maréchal Haig. Ce dernier a joué un rôle important lors de la Première Guerre Mondiale contre l’Allemagne.

Reste que pour l’Histoire, Haig (2) et Marshall sur leur Singer sont les seules à avoir reçu le trophée d’or olympique (nom officiel) dans une épreuve de sport automobile. Les trophées d’argent furent Huschke von Hanstein et son copilote sur une BMW. Le bronze revient aux Suisse Paul Abt et Hanny Haig sur une Ryley. A noter que le parcours passait par l’AVUS, la première autoroute au monde.

Le sport auto bientôt aux JO ? Rien ne s’y oppose

Mais alors pourquoi n’y a-t-il pas eu d’autres tentatives ou épreuves olympiques de sport motorisé ? Eh bien car la Charte Olympique, appelée Annuaire du Comité International Olympique en 1908, a exclu pendant 99 ans « les sports, disciplines ou épreuves dans lesquels les performances dépendent essentiellement d’une propulsion mécanique ».

En 2007, cette phrase est supprimée, ouvrant la voie à un sport motorisé aux JO. Mais, il risque de se passer beaucoup de temps avant de voiture une course auto ou moto aux olympiades. En 2013, la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a signé la charte olympique ainsi que le Code Mondial Anti-Dopage.

Des soucis d’infrastructures se poseraient, et établir la liste des disciplines serait forcément sujet à des discussions sans fin. En revanche, la FIA a lancé avec SRO (Stéphane Ratel Organisation) les FIA Motorsport Games ou les « JO » du sport auto. La première édition a eu lieu en 2019. La deuxième doit avoir lieu cette année en France, officiellement à Marseille et au circuit du Castellet – Paul Ricard.

Notes

(1) une voiture de place est un taxi. Il est autorisé à stationner ou marauder sur la place publique.

(2) Betty Haig a gagné plusieurs rallyes automobiles, courses de côte, etc. Elle a terminé 15e des 24H du Mans 1951 sur Ferrari 166MM Coupé.

Illustration : une Singer Le Mans 1.5l

ГИБДД-ДПС.РФ