On a lu : la Lancia Delta de mon père — онлайн

Delta

Au moment où la naissance de Stellantis, fruit de la fusion entre les groupes PSA et FCA, redonne un peu l’espoir aux tifosis de voir la moribonde marque Lancia renaître de ses cendres, le dernier titre de la collection « de mon père » revient sur la carrière de l’inoubliable Delta, la berline compacte classieuse des années 80 devenue une bête de course.

Compacte classique mais racée

La Lancia Delta a fêté ses 40 ans en 2019. En 1980, elle remportait le prestigieux titre de voiture européenne de l’année, grâce à la combinaison de sa ligne bien anguleuse mais équilibrée, sans fioritures, signée par l’incontournable Giugiaro, à sa finition premium et à l’emploi de solutions techniques sophistiquées pour l’époque. La Delta puise certes dans la banque d’organes du groupe Fiat, avec une base châssis de Ritmo et des mécaniques dérivées, mais la nouvelle compacte italienne tend à honorer la réputation du blason Lancia, symbole de performance et d’innovation. La coque autoporteuse, les roues à suspensions indépendantes ou encore la traction avant, c’est Lancia !

Turbo et 4×4

Sur un segment qui est en plein expansion, le choix de la compacte premium, novatrice en son temps, est payant puisque la Delta est une vrai succès commercial avec presque 250.000 exemplaires vendus entre 1979 et 1985. Si la première gamme se contente des 1300cc et 1500cc, la GT 1600 de 1982 annonce déjà une hausse des performances. Mais tout change en 1983 avec l’arrivée de la 1600 HF Turbo de 130 chevaux et surtout, à l’occasion de la phase 2 inaugurée en 1986, par une grande diversification de gamme. Lancia introduit la Delta GT IE de 108 ch, la Turbodiesel 1.9 litre de 80 ch, la HF Turbo IE 1.6 de 140 ch et surtout la HF 4WD de 2 L et 165 ch qui apporte la transmission intégrale. La lignée des Delta 4×4, bien mise en valeur par les triomphes en championnat du monde des rallyes (6 titres constructeurs consécutifs entre 1987 et 1992), se termine en apothéose avec l’Integrale Evoluzione 2 de 1993, qui propose 215 chevaux, 220 Km/h et un 1000 m DA en 26″6.

Jean-Luc Armagnacq retrace avec brio cette saga Delta, depuis la génèse du projet baptisé en interne Y5 jusqu’aux concepts imaginés par les grands carrossiers, comme la Zagato Hyena, sans oublier évidemment le palmarès en Rallye. C’est d’abord la monstrueuse S4 (et son fameux moteur Volumex doté d’un compresseur et d’un turbo) qui sévit en 1985/1986 avant de disparaître avec la fin prématurée du Groupe B. Les prototypes ECV1/ECV2, qui n’ont jamais couru faute d’une catégorie Groupe S mort-né, cèdent la place aux victorieuses Groupe A Integrale/Integrale 16V puis Evo qui triomphent aux mains des Biasion, Auriol, Kankkunen et autres Alen. Comme toujours dans cette collection, le texte, qui fourmille de détails techniques, s’accompagne d’une abdondante iconographie (croquis, desssins, maquettes, couvertures de journaux, photos officielles ) puis de tableaux synthétiques sur la production, les gammes, les fiches techniques et les nuanciers. Tout ce que vous voulez savoir sur la Delta sans jamais oser le demander est là !

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ça donne envie de voir une nouvelle génération…qui sait !

L’ouvrage est commercialisé par ETAI au prix de 29,90 euros

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